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  <title>La Bouquineuse - Tag - Humour</title>
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  <description>Chroniques littéraires par une dévoreuse de livres</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 28 Nov 2008 11:03:19 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>84, Charing Cross Road par Helen HANFF</title>
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    <pubDate>Fri, 29 Feb 2008 20:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Valérie</dc:creator>
        <category>Document / Essai</category>
        <category>D après une histoire vraie</category><category>Humour</category><category>Littérature américaine</category><category>Métier d auteur</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/84_charing_cross.gif&quot; alt=&quot;Photo&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Par un beau jour d’octobre 1949, Helen Hanff s’adresse depuis New York
à la librairie Marks &amp;amp; Co. Sise 84, Charing Cross Road à Londres.
Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Franck
Doel les livres introuvables qui assouviront sont insatiable soif de
découvertes. Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours…&amp;quot;&lt;/em&gt; (Note
éditeur)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Helen Hanff, écrivaine américaine et dévoreuse de livres rares, découvre un
matin dans une revue la publicité d’une librairie spécialisée dans les ouvrages
épuisés située à Londres. Partant de l’adage « qui ne tente rien n’a rien
», Helen prend sa plume et écrit à la librairie en formulant une requête
directe et sans fioritures sur une liste d’ouvrages qu’elle est prête à
acquérir « en urgence » moyennant une somme raisonnable. Un certain
FPD lui répond et c’est ainsi que démarre une correspondance de 20 ans entre
cette New Yorkaise fantasque et les employés de cette petite librairie
londonienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’intérêt de cette correspondance ne réside pas seulement dans sa continuité
dans le temps, mais d’une part dans la personnalité d’Helen Hanff, curieuse et
cultivée, surprenante par son langage direct, abrupt, décalé, maniant avec
style humour et dérision et d’autre part, son extrême générosité envers les
membres de la librairie qui en cette période d’après guerre n’ont pas beaucoup
de nourriture et se voient offrir des colis de jambons et d’œufs
inespérés ! Des échanges de lettres et de colis qui vont bien au-delà de
la relation client-commerçant, tant les circonstances si particulières trouvent
un écho dans la personnalité hors du commun d’Helen Hanff. Des liens qui se
tissent tout doucement et amènent les protagonistes à lier une amitié
épistolaire étonnante et bouleversante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Helen Hanff, cette héroïne moderne, elle-même surprise du succès de ses
lettres disait « j’ai passé vingt ans à écrire des pièces que personne n’a
jamais voulu produire et voilà qu’au moment où je suis sur le point de prendre
ma retraite, quelqu’un fait soudain un spectacle à partir d’une correspondance
que j’ai écrite il y a maintenant trente ans ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : A mon sens trop peu connues en France, ces lettres
rassemblées dans ce court recueil, se lisent d’une traite et font découvrir un
peu de ce qu’était le quotidien d’après-guerre de part et d’autre de
l’Atlantique. Petit joyau d’émotion, inoubliable. Ma note : 18/20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Pour en savoir plus&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru chez Le Livre de Poche / Décembre 2004&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;152 pages&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'élégance du hérisson par Muriel BARBERY</title>
    <link>http://www.bouquineuse.com/post/2007/11/28/Lelegance-du-herisson-par-Muriel-BARBERY</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Nov 2007 12:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Valérie</dc:creator>
        <category>Roman</category>
        <category>Enfance</category><category>Humour</category><category>Littérature française</category><category>Prix littéraires</category><category>Roman social</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/elegance-herisson.jpg&quot; alt=&quot;elegance-herisson.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;« Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la
concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite,
laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains
matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si
conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée
de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un
appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination
finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence
adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très
intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai
pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize
ans, je me suiciderai. »&lt;/em&gt; (Note éditeur)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Muriel Barbery nous plonge dans l'univers d'un immeuble bourgeois situé au 7
rue de Grenelle à travers le portrait ciselé d'une galerie de personnages aussi
pittoresque que drôle. La narration est partagée par les deux principales
protagonistes : Renée qui occupe la fonction de concierge dans cette
résidence et Paloma,12 ans, qui y habite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première fait figure d'exception dans ce cadre huppé et petit bourgeois
par son érudition et son esprit particulièrement brillant qu'elle dissimule
sous une apparence dont elle cultive savamment l'indigence ! Férue de
cinéma japonais, lectrice assidue des oeuvres de Proust et de Tolstoï, fervente
amatrice de grande musique et de peinture hollandaise du XVIIème siècle,
capable de disserter philosophie préférant l'idéalisme Kantien à la
phénoménologie d'Husserl qu'elle qualifie d'&amp;quot;escroquerie&amp;quot;, Renée Michel n'est
pas une concierge orthodoxe même si elle en a tout l'air. Elle entretient cette
image de pauvre femme inculte et revêche car elle se doit de se tenir à sa
place afin de respecter le jeu des hiérarchies sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde, gamine surdouée dotée d'un regard d'une confondante lucidité,
emplie de désillusions, rejette le monde des adultes et surtout son
environnement familial qu'elle juge consternant tant il est superficiel et
hypocrite. Elle a d'ailleurs décidé de mettre fin à sa courte existence et par
la même occasion de détruire l'appartement de 400 m² -surface qu'elle juge
indécente pour une famille de 4 personnes quand d'autres n'ont pas de logement
du tout, qui la blâmerait ?- dans une mise en scène incendiaire aussi lyrique
que revendicative afin de donner à ses nantis de parents la leçon qu'ils
méritent. Avant son départ, programmé le jour de ses 13 ans, Paloma couche sur
papier ses pensées profondes, sorte de journal intime métaphysique et féroce
écrit sur le ton de la dérision où se reflète l'ampleur de sa maturité et de
son désespoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les autres protagonistes, outre les chats et les camélias, se trouvent
les pontifiants, les snobs prétentieux et exaspérés, les exceptions aimables et
les suspicieux, autour desquels Renée et Paloma vont se rencontrer et voir leur
perception de la vie bouleversée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : Une galerie de portraits magnifiquement modelés, une trame
enlevée et savoureuse, une plume qui excelle grâce à une maîtrise du verbe très
efficace. Ma note : 18/20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Pour en savoir plus&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru aux éditions Gallimard / Août 2006&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;356 pages&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2ème roman de Muriel Barbéry, &lt;em&gt;L'élégance du hérisson&lt;/em&gt; a obtenu le
Prix Georges Brassens 2006, le prix Vivre Livre des Lecteurs de Val d'Isère
2007, le Prix Rotary 2007, le Prix des libraires 2007, le Prix de l'Armitière
(Rouen) ainsi que le Prix &amp;quot;Au fil de mars&amp;quot; (Source &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C3%89l%C3%A9gance_du_h%C3%A9risson&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipédia&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire par Vikas SWARUP</title>
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    <pubDate>Fri, 26 Oct 2007 15:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Valérie</dc:creator>
        <category>Roman</category>
        <category>Humour</category><category>Inde</category><category>Littérature indienne</category><category>Manipulation</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/Aventures_indien.gif&quot; alt=&quot;Aventures_indien.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de «Qui
veut gagner un milliard de roupies ?», la production soupçonne immédiatement
une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il
assez malin pour répondre à treize questions pernicieuses ? Accusé
d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de
sa vie... Car ces réponses, il ne les a pas apprises dans les livres, mais au
hasard de ses aventures mouvementées !&amp;quot;&lt;/em&gt; (Note éditeur)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rocambolesques, insolites, farfelues, abracadabrantes : ainsi
pourrait-on qualifier les aventures du jeune Ram Mohammad Thomas, arrêté manu
militari, pour avoir gagné le pactole à un jeu télévisé alors que de toute
évidence il n'a pas vraiment le profil : 18 ans, enfant des rues, aucune
scolarité, un boulot minable. Vikas Swarup, l'auteur, choisit le terme
&amp;quot;fabuleuses&amp;quot; pour illustrer ces aventures, disons qu'il s'agit alors d'un
&amp;quot;fabuleux&amp;quot; plus proche d'un &amp;quot;épique&amp;quot; que d'un &amp;quot;formidable&amp;quot;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire démarre donc sur l'arrestation du jeune homme. Les producteurs du
jeu télévisé «Qui veut gagner un milliard de roupies ?» partent non seulement
du postulat simple que Thomas n'a pas pu répondre aux treize questions
relativement complexes sans avoir recours à la tricherie, mais en plus - et
surtout - ils n'ont pas la somme promise au gagnant, ce qui les met dans une
position particulièrement délicate. Ils vont donc tout faire pour discréditer
le jeune homme. Incarcéré, affamé, torturé, le malheureux jure qu'il n'a pas
triché et connaissait parfaitement chacune des réponses aux questions du jeu...
Sur le point d'abandonner et de signer une déclaration d'aveux, la chance lui
sourit sous la forme d'une jeune avocate ambitieuse bien déterminée à assurer
sa défense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas va donc pouvoir expliquer comment il connaissait les réponses à
toutes les questions. Pour ce faire, chaque chapitre fait l'objet d'un épisode
de sa vie avec ses malheurs, ses amitiés, ses rencontres étonnantes et ses
drames, permettant d'éclairer le lecteur sur chacune des réponses données au
cours du jeu télé. Un roman construit en mode puzzle qui révèle au fil de
l'avancée des questions, les péripéties invraisemblables qui jalonnent le
parcours mémorable de son jeune héros. Le tout sur fond d'une Inde
contemporaine déchirée par la misère et la détresse du plus grand nombre face à
l'opulence de quelques élus chanceux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : Un roman à l'humour grinçant parfaitement maîtrisé avec un
regard vif et sans complaisance sur l'Inde d'aujourd'hui. Ma note :
16/20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Pour en savoir plus&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru chez 10-18 / Août 2007&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;364 pages&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Et si c'était niais ? par Pascal FIORETTO</title>
    <link>http://www.bouquineuse.com/post/2007/10/11/Et-si-cetait-niais-par-Pascal-FIORETTO</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Oct 2007 12:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Valérie</dc:creator>
        <category>Roman</category>
        <category>Humour</category><category>Littérature française</category><category>Pastiche</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/Et_si_c__tait_niais.gif&quot; alt=&quot;Et_si_c__tait_niais.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Printemps 2007. Alors que la rentrée littéraire approche, Chritine
Anxiot n'a toujours pas remis son manuscrit annuel. Son éditeur déclenche une
enquête sur l'inexpliquable disparition, mais les enlèvements d'écrivains
continuent. Dans les milieux feutrés de l'édition s'engage alors une
impitoyable chasse à l'homme de lettres...&amp;quot;&lt;/em&gt; (Note éditeur)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous-titrée &lt;em&gt;la rentrée littéraire assassinée&lt;/em&gt;, cette série de
pastiches sous forme de roman ne tue pas nos auteurs mais peut faire mourir de
rire. Je le dis sans complaisance ni même méchanceté à l'égard des écrivains
écorchés dans leur art, car je suis plutôt partie d'un a priori négatif sur
cette prose qui me semblait dénigrer notre patrimoine littéraire. Pourtant, au
fil de la lecture, mes zygomatiques en ont pris un coup et j'ai changé
radicalement d'opinion. Le travail de Pascal Fioretto mérite qu'on lui rende
cet hommage, son recueil d'histoires &amp;quot;qui auraient pu être écrites par&amp;quot; nos
auteurs préférés tenant parfaitement ses promesses, à savoir être décapant et
hilarant. Jouant sur un mode caricatural des ficelles et des styles de chacun,
Fioretto est au pastiche ce que La Fontaine est à la fable. Compliments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Onze de nos auteurs francophones préférés passent ainsi à la moulinette.
Leurs noms légèrement déformés mais facilement identifiables prêtent déjà à
sourire, Chritine Anxiot m'apparaissant comme une des meilleures trouvailles.
Les titres des chapitres s'inspirent eux aussi de l'oeuvre du pastiché en
mixant le plus souvent plusieurs noms d'ouvrages célèbres. On trouve ainsi
&lt;em&gt;Hygiène du tube (et tout le tremblement)&lt;/em&gt; de Mélanie Notlong ou encore
&lt;em&gt;Les limbes pourpres du concile des loups&lt;/em&gt; de Jean-Christophe
Rangé...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien vu le coup des noms et des titres. Et le contenu, me direz-vous ?
Je vous répondrai alors : tout simplement fendart. On y retrouve chaque
auteur - bien sûr en version parodiée et donc extrême - à travers leur style,
leur découpage du texte, leur vocabulaire, leur parcours, leur médiatisation,
leur égotisme, leurs failles. Pour celui-ci on repère le goût des acronymes en
excès, pour tel autre, l'amour invétéré des voitures. Rien n'est laissé au
hasard. Ainsi Jean d'Ormissemon m'a littéralement fait pleurer de rire avec ses
citations extraites de chansons populaires, sa faconde irrésistible et sa
faculté à noyer son interlocuteur sous une pluie d'érudition. Denis-Henry Lévi
apparaît également magistral en philosophe saltimbanque paumé sur la rive
droite, partagé, devant la beaufitude des habitants du cru, entre dégoût et
compassion... Et même l'éditeur Chiflon en prend pour son grade !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force de ces pastiches est de savoir appuyer là où ça fait mal. En
extrapolant les procédés et les astuces de chacun des écrivains, Fioretto
parvient à amener le lecteur à ressentir une impression assez proche de celle
qui émane de la version originale, en accentuant le grotesque et le
pathétique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : Un &amp;quot;roman&amp;quot; désopilant qui a le mérite de pointer du doigt
les faiblesses de notre littérature francophone sans nous en dégoûter pour
autant. La caricature sans concession mais sans mépris, avec un regard acéré et
pointilleux. Ma note : 17/20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Pour en savoir plus&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru aux éditions Chiflet &amp;amp; Cie / Août 2007&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;203 pages&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le retour à la terre par Jean-Yves FERRI &amp; Manu LARCENET</title>
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    <pubDate>Wed, 27 Jun 2007 10:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Valérie</dc:creator>
        <category>BD</category>
        <category>BD française</category><category>Campagne</category><category>Humour</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/retour___la_terre_t1.gif&quot; alt=&quot;retour___la_terre_t1.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;- Ça s'appelle &amp;quot;la nature&amp;quot;, frangin... Jadis, les hommes vivaient dans
la nature où ils chassaient pour se nourrir.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- J'aurais pas pu.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un couple de jeune citadins quitte sa banlieue et vient s'installer à
la campagne, l'anxiété se mêle à l'excitation. Manu Larcenet nous raconte ainsi
ses périples dans une bande dessinée drôlissime où il incarne le personnage de
Manu Larssinet. Du vécu. Même le chat a du mal à s'acclimater, c'est
dire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manu passe par toutes les étapes de l'adaptation progressive :
insomnie, boisson forte, agoraphobie... Il se trouve en état de manque
permanent tel un accro en phase de désintoxication du bruit, de la technologie,
du périph et de la pollution... Sa rencontre avec les habitants du cru est
également tout un programme, entre malentendus et incompréhension
totale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois autres tomes suivent avec une évolution notable des personnages qui
finissent par s'adapter et faire tout un tas de projets. Une étude sociologique
en somme : processus d'adaptation de l'homo sapiens en milieu
hostile ! La dérision en plus...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/retour___la_terre_t2.gif&quot; alt=&quot;retour___la_terre_t2.gif&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/retour___la_terre_t3.gif&quot; alt=&quot;retour___la_terre_t3.gif&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/retour___la_terre_t4.gif&quot; alt=&quot;retour___la_terre_t4.gif&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : Une BD plus vraie que nature (hahaha) rafraîchissante et
drôle. Idée cadeau pour tous notamment les amis moroses ! Ma note :
17/20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Pour en savoir plus&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru aux éditions Dargaud dans la collection Poisson pilote&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;48 pages par album&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;1er tome : La vraie vie, paru en janvier 2005&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;2ème tome : Les projets, paru en janvier 2005&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;3ème tome : Le vaste monde, paru en janvier 2005&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;4ème tome : Le déluge, septembre 2006&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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    <title>De bons présages par Terry PRATCHETT et Neil GAIMAN</title>
    <link>http://www.bouquineuse.com/post/2007/03/29/De-bons-presages-par-Terry-PRATCHETT-et-Neil-GAIMAN</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Mar 2007 15:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Valérie</dc:creator>
        <category>Science-fiction</category>
        <category>Apocalypse</category><category>Humour</category><category>Littérature anglaise</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/De_bons_pr_sages.gif&quot; alt=&quot;De_bons_pr_sages.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;L'Apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé ! Ainsi en
ont décidé, d'un commun accord, les forces du Bien et du Mal.&amp;quot;&lt;/em&gt; (Notes
éditeur J'ai lu)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenez un Ange et un Démon respectivement au service de Dieu et du Diable
mais qui s'entendent bien quand même, un Antéchrist de 11 ans désobéissant,
charismatique et inventif, une sorcière répondant au doux nom d'Anathème dont
l'ailleule, Agnès Barge, bien que décédée depuis des lustres, lui envoie des
messages à travers son livre de prophéties. Ajoutez 4 cavaliers de
l'Apocalypse : Guerre, Famine , Pollution et Mort, et mélangez fermement.
Vous obtiendrez un roman comico-fantastique déjanté à souhait. La touche
d'humour british en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intrigue semble simple, puisque le roman démarre sur plusieurs échanges de
bébés, notamment d'un bébé avec l'Antéchrist. Ce dernier, suite à cette
regrettable méprise, va être élevé par une famille ordinairement normale et
devenir le centre des préoccupations de plusieurs autres personnages, notamment
l'Ange Aziraphale, libraire bibliophile à mi-temps, et Rampa, Ange Déchu,
amateur du groupe Queen et de Bentley, lesquels censés le surveiller, vont
s'apercevoir qu'ils se trompés de petit garçon. Bien décidés à contrer les
plans de leurs supérieurs, Aziraphale et Rampa vont tout mettre en oeuvre pour
faire capoter l'Apocalypse, car après tout, s'ils adorent rendre les hommes
cinglés, l'idée de les voir disparaître à jamais ne les enthousiame pas :
la vie sur terre est plutôt agréable après tout ! Adam Young, quant à lui,
jeune incarnation de l'Antéchrist, va devoir engager une lutte contre son
destin, et l'humanité qu'il a aquise par son éducation dans un milieu normal,
comprendre non sataniste, va beaucoup l'y aider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà donc engagée la lutte ultime entre les forces du Bien et du Mal, une
machine sensée fonctionner sans accroc mais contrée par les acteurs eux-mêmes
de sa mise en oeuvre. Bourré d'annotations de fin de page qui n'en finissent
pas, le plus souvent désopilantes, des prophéties vraies mais souvent
hermétiques, des références musicales (France Gall y est...), voici un roman
farfelu qui mérite le détour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : Un roman fantastique surprenant par son traitement décalé,
la richesse de ses jeux de mots et ses références subtiles. Un équilibre
intéressant entre l'humour et la folie. Ma note : 14/20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Pour en savoir plus&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Diable Vauvert / Février 2002&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;465 pages&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Ciel t'aidera par Sylvie TESTUD</title>
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    <pubDate>Mon, 29 Jan 2007 16:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Valérie</dc:creator>
        <category>Roman</category>
        <category>Comédienne</category><category>Humour</category><category>Littérature française</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bouquineuse.com/public/Le_ciel_t_aidera.gif&quot; alt=&quot;Le_ciel_t_aidera.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Flippée, Sylvie Testud ? Le Ciel t'aidera est l'histoire de sa vie
quand elle ne joue pas un rôle sur un plateau, c'est l'histoire d'une fille
trop imaginative qui rêve de mourir centenaire et dans son lit. Alors elle se
bat comme un diable : elle planque des couteaux sous ses matelas, elle se
balade avec un ravissant pistolet de dame, elle s'entraîne au sabre sur ses
plantes vertes. C'est vrai qu'elle est flippée, mais il y a quand même des
trucs bizarres... Son copain, lui, trouve que tout est normal, à part
elle.&amp;quot;&lt;/em&gt; (Note éditeur)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvie Testud est un cas. Au sens psychiatrique du terme ? Oui, bien
sûr, d'ailleurs elle revendique haut et fort ses élans obsessionnels
névrotiques. Elle a peur de tout et c'est de cette peur collante et avilissante
qu'elle nous parle dans ce livre, puisqu'elle dirige un peu (beaucoup) sa
vie ! Un exemple : Sylvie Testud a un dîner dans Paris et prend sa
voiture sachant qu'elle ne se gare jamais dans les parkings souterrains (trop
dangereux) et qu'elle sait bien qu'il n'y aura pas de places juste en face du
restau où ses amis vont l'attendre pendant qu'elle tourne indéfiniment dans le
quartier, maudissant au passage le pauvre agent qui lui conseille un parking
pas très loin...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sens sociologique du terme également, Mlle Testud est un cas. Car son
livre est construit comme une étude de cas : une situation (qu'elle soit
absurde ou simplement étrange), des personnages (certains aimés d'autres haïs),
ceux qui la comprennent et les autres... Le plus souvent, c'est elle-même qui
met en scène ses délires paranoïaques ! Un exemple : Sylvie Testud
est dans sa chambre quand elle va sentir une odeur de tartine grillée. Elle
s'enferme, pousse la commode devant la porte, monte sur le toit par le vasistas
(impossible pour elle de revenir par le même chemin) et s'aperçoit en allant
près de la fenêtre de la cuisine, que son copain (arrivé à l'improviste) est
tranquillement en train de prendre son petit déjeuner... Et la voilà coincée,
devant les fenêtres des bureaux connexes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : Des anecdotes tordantes, tirées du vécu. Un bon moment de
divertissement écrit par une vraie déjantée qui s'assume. Ma note :
15/20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Pour en savoir plus&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru chez Fayard / Mai 2005&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;218 pages&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter : son premier ouvrage &lt;em&gt;Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce
soir&lt;/em&gt;, un petit bijou drôle et léger.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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