Le Ciel t'aidera par Sylvie TESTUD
Par Valérie le lundi 29 janvier 2007, 16:28 - Roman - Lien permanent

"Flippée, Sylvie Testud ? Le Ciel t'aidera est l'histoire de sa vie quand elle ne joue pas un rôle sur un plateau, c'est l'histoire d'une fille trop imaginative qui rêve de mourir centenaire et dans son lit. Alors elle se bat comme un diable : elle planque des couteaux sous ses matelas, elle se balade avec un ravissant pistolet de dame, elle s'entraîne au sabre sur ses plantes vertes. C'est vrai qu'elle est flippée, mais il y a quand même des trucs bizarres... Son copain, lui, trouve que tout est normal, à part elle." (Note éditeur)
Sylvie Testud est un cas. Au sens psychiatrique du terme ? Oui, bien sûr, d'ailleurs elle revendique haut et fort ses élans obsessionnels névrotiques. Elle a peur de tout et c'est de cette peur collante et avilissante qu'elle nous parle dans ce livre, puisqu'elle dirige un peu (beaucoup) sa vie ! Un exemple : Sylvie Testud a un dîner dans Paris et prend sa voiture sachant qu'elle ne se gare jamais dans les parkings souterrains (trop dangereux) et qu'elle sait bien qu'il n'y aura pas de places juste en face du restau où ses amis vont l'attendre pendant qu'elle tourne indéfiniment dans le quartier, maudissant au passage le pauvre agent qui lui conseille un parking pas très loin...
Au sens sociologique du terme également, Mlle Testud est un cas. Car son livre est construit comme une étude de cas : une situation (qu'elle soit absurde ou simplement étrange), des personnages (certains aimés d'autres haïs), ceux qui la comprennent et les autres... Le plus souvent, c'est elle-même qui met en scène ses délires paranoïaques ! Un exemple : Sylvie Testud est dans sa chambre quand elle va sentir une odeur de tartine grillée. Elle s'enferme, pousse la commode devant la porte, monte sur le toit par le vasistas (impossible pour elle de revenir par le même chemin) et s'aperçoit en allant près de la fenêtre de la cuisine, que son copain (arrivé à l'improviste) est tranquillement en train de prendre son petit déjeuner... Et la voilà coincée, devant les fenêtres des bureaux connexes !
Conclusion : Des anecdotes tordantes, tirées du vécu. Un bon moment de divertissement écrit par une vraie déjantée qui s'assume. Ma note : 15/20.
Pour en savoir plus :
Paru chez Fayard / Mai 2005
218 pages
A noter : son premier ouvrage Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce
soir, un petit bijou drôle et léger.
