Prenez un Ange et un Démon respectivement au service de Dieu et du Diable mais qui s'entendent bien quand même, un Antéchrist de 11 ans désobéissant, charismatique et inventif, une sorcière répondant au doux nom d'Anathème dont l'ailleule, Agnès Barge, bien que décédée depuis des lustres, lui envoie des messages à travers son livre de prophéties. Ajoutez 4 cavaliers de l'Apocalypse : Guerre, Famine , Pollution et Mort, et mélangez fermement. Vous obtiendrez un roman comico-fantastique déjanté à souhait. La touche d'humour british en plus.


L'intrigue semble simple, puisque le roman démarre sur plusieurs échanges de bébés, notamment d'un bébé avec l'Antéchrist. Ce dernier, suite à cette regrettable méprise, va être élevé par une famille ordinairement normale et devenir le centre des préoccupations de plusieurs autres personnages, notamment l'Ange Aziraphale, libraire bibliophile à mi-temps, et Rampa, Ange Déchu, amateur du groupe Queen et de Bentley, lesquels censés le surveiller, vont s'apercevoir qu'ils se trompés de petit garçon. Bien décidés à contrer les plans de leurs supérieurs, Aziraphale et Rampa vont tout mettre en oeuvre pour faire capoter l'Apocalypse, car après tout, s'ils adorent rendre les hommes cinglés, l'idée de les voir disparaître à jamais ne les enthousiame pas : la vie sur terre est plutôt agréable après tout ! Adam Young, quant à lui, jeune incarnation de l'Antéchrist, va devoir engager une lutte contre son destin, et l'humanité qu'il a aquise par son éducation dans un milieu normal, comprendre non sataniste, va beaucoup l'y aider.


Voilà donc engagée la lutte ultime entre les forces du Bien et du Mal, une machine sensée fonctionner sans accroc mais contrée par les acteurs eux-mêmes de sa mise en oeuvre. Bourré d'annotations de fin de page qui n'en finissent pas, le plus souvent désopilantes, des prophéties vraies mais souvent hermétiques, des références musicales (France Gall y est...), voici un roman farfelu qui mérite le détour.


Conclusion : Un roman fantastique surprenant par son traitement décalé, la richesse de ses jeux de mots et ses références subtiles. Un équilibre intéressant entre l'humour et la folie. Ma note : 14/20.


Pour en savoir plus :

Au Diable Vauvert / Février 2002

465 pages