Petit bijou de littérature, ce roman tisse la toile d’une vie avec ses bonheurs et ses peines, ses anecdotes qui construisent le quotidien. Blondel de sa plume fine et sans fioritures nous raconte le parcours d’Antoine, à travers une multitude d’objets dont il choisit de se séparer lors d’un vide-greniers afin d’aller de l’avant et rompre avec ses souvenirs encombrants. L’occasion pour lui de se remémorer des moments agréables ou tristes, jamais anodins, de sa vie d’enfant, de jeune homme, d’époux et de père.


Dans la seconde partie, les objets changent de main et le roman de narrateur pour mieux s’investir dans la vie de ces nouveaux propriétaires. Un découpage vraiment original qui nous fait découvrir d’autres personnages à travers leurs pensées et leur histoire, notamment le contexte d’achat, impulsif ou réfléchi, objets pour soi ou pour autrui, geste d’amour ou de pardon. Autant d’émotions véhiculées par de simples objets.


Un beau talent de conteur que celui de Blondel. Son protagoniste principal, Antoine, tendrement névrosé, en pleine transition de vie avec ses tourments, ses failles, ses interrogations, ses regrets, décide de faire table rase et de tout recommencer… Pour ma part, j’ai trouvé ce roman trop court, tant il m’a parlé et plu !


Conclusion : Un roman d’une grande simplicité et qui pourtant touche profondément la sphère émotionnelle. La symbolique de chaque objet, les sentiments qu’on y projette, toute la complexité du souvenir, bon ou mauvais, font de ce roman un pur chef-d’œuvre. Ma note : 18/20.


Pour en savoir plus :

Paru chez Pocket / Septembre 2007

273 pages