Charmée par le résumé, la couverture et la maison d’édition Babel, que j’aime beaucoup, me voilà plongée dans ce roman psychologique hautement prometteur. Sur une idée de base intéressante mettant en scène une réunion de familles et d’amis qui se découvrent autour d’un jeu de société, Les autres m’a fait l’effet d’un cadeau magnifiquement emballé qui une fois déballé, suscite un immense sentiment de déception (arggh, de colère aussi).


Découpé en trois parties distinctes, le roman retranscrit la soirée du point de vue des pensées des protagonistes, puis des échanges des uns avec les autres et enfin des paroles rapportées. Une construction qui se veut originale mais dont l’auteur ne réussit pas à se départir de la redondance de ses idées, écueil majeur à ce type de structure.


Ainsi la première partie raconte le déroulement de la soirée telle qu’elle est vécue et ressentie par chacun, on entre dans l’esprit de chaque personnage, découvrant leurs réticences ou leur contentement à se trouver là. C’est un chapitre qui soulève des interrogations. La seconde partie, constituée de dialogues le plus souvent à l’eau de rose, m’a pas mal irritée. Chacun assène sa vérité, raconte son histoire, dévoilant parfois des secrets honteux, sans que cela n'éveille de véritable intérêt de la part des autres… Hélas, de ma part non plus, rien ne m’a donné envie de savoir quoi que ce soit sur qui que ce soit. Le jeu frôlant la caricature : les très gentils d’un côté, aimés de tous, les incompris qui se révoltent, les vilains qui se régalent de leur mauvais tour… Une galerie de portraits ennuyeuse, fade, qui mêle allégrement poncifs sentimentaux et philosophie de comptoir. La troisième partie, redite laborieuse, n’amène strictement rien à l’histoire qu’à faire regretter d’avoir dépensé 9,50 euros pour lire de telles banalités.


Conclusion : Un roman plus que décevant car l’auteur possède une aisance d’écriture incontestable. Pour ma part, un véritable gâchis de talent, d'où ma note sévère. Ma note : 10/20.


Pour en savoir plus :

Paru chez Babel / Janvier 2008

439 pages