Partant de l’idée originale d’une boutique spécialisée dans les accessoires pour suicide réussi, Jean Teulé nous fait découvrir une famille bien étrange à l’humeur toujours sombre, les Tuvache (pas Adams, et non). Distillé à l’envi, l’humour noir de ce court roman nous happe dès les premières pages. Sinistre univers où évolue ce couple de commerçants spécialisé dans les cordes, les sabres à seppuku, les bonbons empoisonnés et les armes à feu à balle unique. Une boutique située rue Bérégovoy, bien sûr, pour une activité funèbre qui ne manque pas de clients sauf de fidèles. Seule ombre au tableau, l’arrivée du petit dernier, tout sourire et d’une indécrottable bonne humeur.


Un bonheur qui va peu à peu contaminer la famille. D’abord le frère anorexique va se mettre à aimer la nourriture (notamment les crêpes, comme je le comprends), puis la sœur qui va tomber amoureuse du gardien du cimetière, et ainsi de suite. Une épidémie de joie de vivre qui va transformer la boutique du tout au tout…


Un roman grinçant proche du conte philosophique qui nous emmène au départ dans une atmosphère lugubre où la mort se désire et se monnaie, pour terminer sur une note optimiste, rose, un peu trop sirupeuse à mon sens, qui ressemble à cette expression d’Isabelle Nanty dans Amélie Poulain « c’est Beau, la vie…».


Conclusion : A lire pour la première partie, hymne à l’humour noir, qui m’a fait découvrir cet auteur et donné envie d’en lire d’autres. Ma note : 15/20.


Pour en savoir plus :

Paru chez Pocket / Mars 2008

157 pages