Enthousiasmée par les précédents business thrillers de Joseph Finder, je n'ai pas hésité plus d'une demi seconde pour me procurer L'Instinct du tueur, et bien m'en a pris. Toujours ancrée dans le milieu de l'entreprise, l'histoire raconte l'irrésistible ascension d'un simple commercial vers les hauts sommets de la hiérarchie. Une montée des échelons favorisée par les magistrales performances d'un homme hyper ambitieux ? Pas du tout.


En réalité, Jason Steaman est heureux d'être commercial. Son rôle dans la société consiste à décrocher des contrats avec de gros clients par la seule force de son sourire et de ses fins talents de négociateur. Certes, il ne gagne pas des mille et des cents, et sa femme ne serait pas contre s'installer dans une maison plus grande, mais Jason se sent satisfait. Pourtant, un banal accident de voiture va faire basculer sa vie et transformer le brave homme un peu naïf en loup sans pitié.


Je ne souhaite en dire davantage au risque de vous raconter le bouquin et ce serait dommage. Juste quelques mots sur l'auteur Joseph Finder, et les quelques pages qui suivent le dénouement. On y découvre de nombreux remerciements et une liste incroyablement longue de personnes qui ont contribué à l'écriture du livre. Je suis pour ma part toujours fascinée et admirative du monumental travail de recherches, la quantité de témoignages sur des sujets aussi différents que le softball ou l'obstétrique et autres recoupements nécessaires à l'écriture d'un « simple » thriller, genre peu porté aux nues par un lectorat toujours plus élitiste. Une absurdité de penser qu'il est plus difficile d'écrire un roman historique plutôt qu'un thriller...Ah ah, je me gausse.


Conclusion : Machiavélique à souhait. 16/20


Pour en savoir plus :

Paru chez Le livre de Poche / Octobre 2008

499 pages