Plume habile et excellent conteur, Douglas Preston – ici sans son habituel acolyte Lincoln Child – nous propose avec le Codex une croisière originale au Honduras avec moustiques, disputes familiales, famine, fièvre bisi, anaconda et poursuites haletantes en pirogue... Miam quel suspense ! En réalité je suis restée sur ma faim : écriture facile, rebondissements factices et prévisibles, personnages stéréotypés, quête idiote d'un livre supposé génial. La comparaison de l'Entertainment Weekly avec les aventuriers de l'arche perdue me paraît assez simpliste : ce n'est pas parce qu'il y a des héros plus ou moins crétins qui se débattent dans une jungle hostile à la recherche d'un objet exceptionnellement fabuleux... bon d'accord ça ressemble... OK. Mais où est le charme ? Le burlesque des situations ? Le second degré d'un personnage comme Indiana Jones ? Que nenni dans ce thriller.


Ce n'est pourtant pas un mauvais bouquin, je ne peux pas dire cela. Le souci principal vient de mon ressenti devant les ficelles employées et le manque de recul de l'auteur pour en faire une histoire qui tienne vraiment la route malgré un point de départ original. On retrouve ainsi une trame qui fait voyager et dépayse, les retrouvailles de trois frères dissemblables au possible et qui s'improvisent aventuriers, une goutte d'eau de rose avec l'histoire d'amour naissante entre deux personnages et le dénouement niais typiquement 'rêve américain'...


Conclusion : pas crédible pour un sou, cette histoire reste honorablement divertissante, sans plus. Ma note : 13/20


Pour en savoir plus :

Paru chez J'ai lu / Mars 2008

439 pages

Site de l’auteur Douglas Preston