Ou si je rectifie cette quatrième de couv. selon mon opinion : « Par son atmosphère affligeante, la niaiserie de ses personnages, cette mièvrerie australienne s'inscrit dans la lignée des pires daubes harlequinesques passées, présentes et à venir». N'en déplaise à l'éditeur, voilà plutôt l'accroche qui convient pour qualifier ce truc, cet ersatz, ce machin grotesque et insipide qui se veut être « la saga de l'année » en Suède. Comment est-ce possible ?


En achetant ce roman annoncé sur la couverture comme un best-seller international, je ne me suis pas posée de questions. Bien mal m'en a pris, car si je sais au fond de moi que les ventes ne sont guère souvent corrélées avec la qualité de l'oeuvre, j'ai toujours la tentation, naïve, ok j'admets, d'y croire un peu. Mais j'ai quand même rarement été confrontée à une telle déception en lisant un soi-disant best-seller. L'histoire est accumulation de clichés pathétiques sur les relations hommes et femmes, la forme est plate, manichéenne, alambiquée, l'écriture bourrée d'adverbes de type incontestablement, inexorablement, comme s'il fallait remplir la page à tout prix. Rien dans l'histoire ne tient la route, les personnages sonnent faux, les sentiments ne relèvent que des stéréotypes les plus lamentables, l'atmosphère n'a pas de goût sauf celui de la guimauve cucul la praline à l'eau de rose, c'est dire.


Notre belle et jeune héroïne est veuve, son mari et son fils ayant péri dans un tragique accident. Eplorée, mais magnifiquement forte et sublimement talentueuse, elle découvre pour son 25ème anniversaire qu'elle hérite d'un domaine fabuleusement merveilleux au coeur du bush australien. Incarnation du courage et de l'abnégation, elle prend possession de ses terres en essayant de se rapprocher du petit peuple et en profite pour tomber amoureuse du premier venu. Elle découvre les journaux intimes d'une autre héroïne, l'ancienne propriétaire des lieux, laquelle a subi le pire du pire, mais qui, comme elle, a su se remettre en selle et vivre sa vie. Petite larme de part et d'autre, le dénouement est effroyablement et abominablement cruel... et grotesque aussi. J'ai dit consternant ?


Conclusion : La véritable cruauté est de faire croire aux lecteurs - plus précisément aux lectrices : la cible c'est « nous, les femmes » - que ce brouet frôle le génie.
Je me sens offensée. Ma note : -2/20.


Pour en savoir plus :

Paru chez Archipoche / Août 2007

567 pages

Jeu concours EXCEPTIONNEL pour gagner ce MAGNIFIQUE livre : voir modalités dans le commentaire n°2 ci-dessous.