La dernière valse de Mathilda par Tamara MCKINLEY
Par Valérie le lundi 27 avril 2009, 15:54 - Roman - Lien permanent

"Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un dernier hommage à cette femme courageuse. Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte : que tout cela se termine afin qu'il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant... Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. A mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille... A-t-elle bien fait de venir s'installer à Churinga ? Par son atmosphère envoûtante, la force de ses personnages, cette saga australienne s'inscrit dans la lignée des chefs-d'œuvre de Colleen McCullough." (Note éditeur)
Ou si je rectifie cette quatrième de couv. selon mon opinion : « Par son atmosphère affligeante, la niaiserie de ses personnages, cette mièvrerie australienne s'inscrit dans la lignée des pires daubes harlequinesques passées, présentes et à venir». N'en déplaise à l'éditeur, voilà plutôt l'accroche qui convient pour qualifier ce truc, cet ersatz, ce machin grotesque et insipide qui se veut être « la saga de l'année » en Suède. Comment est-ce possible ?
En achetant ce roman annoncé sur la couverture comme un best-seller international, je ne me suis pas posée de questions. Bien mal m'en a pris, car si je sais au fond de moi que les ventes ne sont guère souvent corrélées avec la qualité de l'oeuvre, j'ai toujours la tentation, naïve, ok j'admets, d'y croire un peu. Mais j'ai quand même rarement été confrontée à une telle déception en lisant un soi-disant best-seller. L'histoire est accumulation de clichés pathétiques sur les relations hommes et femmes, la forme est plate, manichéenne, alambiquée, l'écriture bourrée d'adverbes de type incontestablement, inexorablement, comme s'il fallait remplir la page à tout prix. Rien dans l'histoire ne tient la route, les personnages sonnent faux, les sentiments ne relèvent que des stéréotypes les plus lamentables, l'atmosphère n'a pas de goût sauf celui de la guimauve cucul la praline à l'eau de rose, c'est dire.
Notre belle et jeune héroïne est veuve, son mari et son fils ayant péri dans un tragique accident. Eplorée, mais magnifiquement forte et sublimement talentueuse, elle découvre pour son 25ème anniversaire qu'elle hérite d'un domaine fabuleusement merveilleux au coeur du bush australien. Incarnation du courage et de l'abnégation, elle prend possession de ses terres en essayant de se rapprocher du petit peuple et en profite pour tomber amoureuse du premier venu. Elle découvre les journaux intimes d'une autre héroïne, l'ancienne propriétaire des lieux, laquelle a subi le pire du pire, mais qui, comme elle, a su se remettre en selle et vivre sa vie. Petite larme de part et d'autre, le dénouement est effroyablement et abominablement cruel... et grotesque aussi. J'ai dit consternant ?
Conclusion : La véritable cruauté est de faire croire aux lecteurs -
plus précisément aux lectrices : la cible c'est « nous, les
femmes » - que ce brouet frôle le génie.
Je me sens offensée. Ma note : -2/20.
Pour en savoir plus :
Paru chez Archipoche / Août 2007
567 pages
Jeu concours EXCEPTIONNEL pour gagner ce MAGNIFIQUE livre : voir modalités dans le commentaire n°2 ci-dessous.

Commentaires
Franchement, quand tu lis des navets comme ça, n'as tu pas envie de te faire rembourser ?
Cher Georges,
Tu as parfaitement raison, et par les temps qui courent, il m'est intolérable de laisser un autre lecteur dilapider ainsi ses deniers. J'ai donc décidé d'organiser un petit concours intitulé "Adoptez un navet". J'invite les lecteurs de ce blog à me dire s'ils souhaitent lire ce livre et pourquoi (diable) par commentaire ou par email. Que cela soit pour caler un meuble ou par amour (aveugle?) de l'auteur, toutes les explications seront évaluées par le jury composé de moi-même. La missive la plus convaincante sera publiée et son auteur aura l'insigne honneur de gagner ce magnifique chef-d'oeuvre potager (dès que j'aurai pris contact avec l'heureux gagnant, pour peu qu'il m'ait fourni une adresse email valide).
Si l'opération est un succès, je pense la renouveler au fil d'autres jeux concours "Adoptez un navet".
J'ai un copain qui aime la daube et qui est garde malade .....
Je veux ce livre car j'aime les légumes et je suis prête adopter un navet, le chérir, lui chanter des berceuses pour l'aider à s'endormir, lui donner des bains de bouillon. Je ne veux que son bonheur.
Parce que je le vaux bien ?
Pour le pot-au-feu un bon navet ça peut être pas mal, le navet australien ça donne un petit plus exotique ?
Je ne connais pas cette auteure mais je pense que j'aurais pu tomber dans le panneau à cause du marketing sur la couverture. Merci de ton billet au nom de la blogosphère littéraire & féminine ! Euh... pour le concours, comment dire, merci mais non merci !!
Je dois offrir un cadeau à ma belle-mère, mais ça me fait mal aux cheveux de dépenser un euro. Ce livre, ça serait le cadeau parfait.
Merci à tous pour vos commentaires, je clos le concours ici et consacre Thierry (le dernier commentaire) comme grand gagnant ! Encore bravo et à bientôt pour la prochaine édition de ce fantastique concours "Adoptez un navet" !
Zut, trop tard! Tant pis, je me rattraperai à la prochaine occasion. Les navets, c'est bon, surtout en salade(s).
Et je souhaite à Thierry une bonne lecture... le navet aux kangourous, ça ne doit pas être si mal non plus! ;-)
Je viens de terminer ce livre, l'auteur m'était inconnue et pourtant j'ai adoré ce livre !
Alors que tu n'aimes pas l'histoire, la façon dont le livre à été écrit c'est ton droit, mais de critiquer à tord c'est intolérable !
D'accord la description sur le couverture n'est pas valable mais en aucun cas blâmer comme tu le fais l'auteur et le livre n'est acceptable ! L'histoire a du sens et du suspence, chacun ses gouts mais dégoute pas les autres en criant sur tous les toits que ce livre est un navet !
Je l'ai lu, je plussoie, c'est de la daube.
et bien je pence qu'ils y en a ici qui non pas le mérite de s'appeler "bouquineuse" mais plutôt "critiqueuse","emmerdeuse" ou encore "femme frustrée" si tu es tellement mieux que les autres, publie une de tes daubes à toi et on verra!!!!
Pas d'accord avec l'ensemble des commentaires. Pour mes filles, mes amies, les lectrices de ma bibliothèque,et moi même c'est un livre très agréable à lire : belle histoire, écriture limpide,...et un dépaysement. Les lectrices de ma bibliothèque cherchent à lire d'autres livres du même auteure.
Vous,je vous invite à aller dans le rayon "cuisine"
En ce qui me concerne, j'ai tout simplement adoré ce livre, on se laisse vite intéresser par l'histoire et on ne peut plus s'en défaire.
Je n'ai qu'une hâte, le relire !
Après, si ça ne te plaît pas, soit, mais ce n'est pas la peine de dire de telles choses.
Et ça se dit "bouquineuse" ... affligeant.
C'est un livre que j'ai adoré, je l'ai offert à mon entourage, tout le monde l'a aimé, après les goûts et les couleurs ça se discute, mais c'est pas la peine de dénigrer ce qu'on n'aime pas. Merci de respecter les autres.
Pour moi, la daube, c'est votre critique, qui est totalement et indéniablement tout sauf constructive... C'est tellement plus facile de voir la paille ... Inutile que je continue, hein!!!
Fred
Sincèrement essayez d'écrire une daube comme ça et après on verra. Si vous critiquez ce genre de livre mais vous avez plus qu'à déserter les librairies , allez vivre en ermite ... Non mais pour qui ça se prend? ça n'apprécie pas la 'saga' de l'année alors ça se permet de critiquer?
Evidemment ce n'est pas un livre pour les grands intellos dont vous faites partie je présume, mais compte tenu de votre intelligence supérieure à la moyenne, vous ne devriez pas vous tromper aussi grossièrement dans vos choix. Un fort quotient intellectuel ne rend pas tolérant... sourire.
Les gens super intelligents qui se permettent de critiquer quelque chose de, certes pas révolutionnaire, mais qui tient la route, avec des personnages touchants, comme Mathilda ! L'atmosphère "Bush Australien" est bien retransmise en plus! C'est un ROMAN --' Conseil : NE surtout PAS lire cette critique pitoyable, lisez plutôt ce roman qui est SUPER (a)
Je ne comprends pas comment on peut en arriver à prendre la grosse tête à se point et être capable de juger une oeuvre et le travail d'une personne avec la délicatesse d'un poulpe atrophié. Dire ce qu'on pense, certes, mais employer des mots qui blessent et qui descendent, non. J'ai lu ce livre et même s'il a des faiblesses, il est loin de la daube que vous vous plaisez à décrire.
C'est pas parce qu'on lit qu'on peut juger, critiquer, mettre dans des étiquettes.
J'ai lu ce livre l'an passé, le l'ai adoré, à tous ceux qui critiquent si facilement, essayer de faire mieux.
Sans rancune.