Polar typiquement romantico-ésotérique, le Labyrinthe de la rose nous propulse entre deux époques rejointes par une mythologie familiale à travers énigmes et objets précieux. Nous voici au début du XVII° siècle dans une atmosphère de complot et de mystère où un homme, John Dee, féru d'astrologie et de science, décide d'enterrer des documents secrets et de transmettre ses connaissances à sa fille, laquelle devra à son tour les communiquer à la sienne, etc. Jusqu'à notre époque où l'on découvre que Diana Stafford héritière de cette lignée, n'a que deux fils et choisit son cadet pour lui succéder, en lui offrant une minuscule clef d'argent juste avant de mourir. Bien décidé à comprendre le mythe lié à cette clef, Will Stafford va donc tout quitter pour tenter de trouver des réponses.


En parallèle, nous rencontrons Lucy King, jeune femme au coeur malade et qui va subir une transplantation cardiaque. S'en suivra une histoire d'amour avec son médecin, le beau et très pragmatique Alex Stafford, qui n'est autre que le frère aîné de Will. Les deux récits vont alors se croiser, et les protagonistes tenter de découvrir qui sont les ancêtres de Diana et pourquoi les documents disséminés en plusieurs lieux attisent autant la convoitise de gens bien peu scrupuleux.


Sur fond de suspense et d'énigmes historiques, ce polar nous conduit en Angleterre et aux Etats-Unis en passant par la France, au fur et à mesure des découvertes des personnages. Pourtant, si les premiers chapitres donnent vraiment envie d'en savoir plus, on déchante rapidement tant la suite devient pénible à lire. Pendant 500 pages, le lecteur se sent complètement exclu du puzzle organisé par l'auteur. On ne comprend pas grand chose à l'histoire qui repose sur des superstitions et des déductions rocambolesques : le chiffre 34 donne lieu par exemple à tout un tas de digressions absurdes, la ligne 34 de tel parchemin, le 34ème jour du calendrier, la 34ème rue à New York, l'âge du héros 34 ans ! Les personnages eux-mêmes manquent de consistance et leurs sentiments sonnent faux. Entre l'intrigue qui jongle entre deux époques et souffre d'un manque cruel de cohérence et les romances à deux sous, ce polar reste une grande déception.


Conclusion : Thriller qui n'a ni le charme d'un Da Vinci Code, ni l'érudition d'un Umberto Eco, reste la couverture, mignonne... (allons voir si la rose ? euh, non merci). Ma note : 10/20.


Pour en savoir plus :

Paru chez Livre de poche / Mai 2010

570 pages