L'homme qui voulait être heureux est un ouvrage de développement personnel qui ne dit pas son nom. Le décor, la trame, le contexte ainsi que le personnage principal apparaissent trop légèrement dépeints, par touches minuscules, alors que les « éclairages » du sage balinais sont bien trop léchés, trop développés, trop illustrés de cas d'études occidentales, pour être naturels. On dirait qu'on s'attaque à un recueil sur la pensée positive déguisé en roman populaire.


Cela étant dit, pour la psychologue que je suis, si les ficelles sont trop visibles, le contenu n'en est pas moins agréable à lire. Le mieux étant de faire abstraction de la tentative avortée d'en faire un vrai roman, pour ne s'attacher qu'au contenu. Et ce n'est pas mal du tout. Plutôt réussi même. Il ne s'agit pas d'une recette toute faite sur le bonheur, comme on peut en lire dans certains magazines féminins lesquels se repaissent de conseils absurdes parfois même dangereux pour ceux qui les suivent. Laurent Gounelle s'applique plutôt à faire sauter les barrières mentales, à la base sociales, que ce soit les croyances communes, les a priori, les certitudes sur soi et sur autrui, les sacrifices que l'on fait pour ou à cause de... Ce livre ne dit qu'une chose en fait : prenez votre vie en main, ce n'est pas l'avis du copain, l'opinion du voisin, le carcan de la bonne société, les envies de vos parents, les suggestions de tout le monde, qui doivent régir votre vie, car c'est la VÔTRE, c'est à vous et vous seul de décider ce que vous en faites.


Conclusion : Un essai sur l'accession au bonheur par la confiance en soi et la compréhension du monde, et comment y parvenir en dépit des autres et du joug social. Ma note : 15/20.


Pour en savoir plus :

Paru chez Pocket / Avril 2010

168 pages