Ah ! Que de joie à la librairie ! Saisir le dernier roman du King, un tome dans chaque main, les soupeser, les palper, détailler l'image de couverture, humer l'odeur du papier neuf et regarder le nombre de pages avec les yeux d'un enfant qui salive devant une sucrerie ! Pour son nouvel ouvrage, Steve ne s'est pas moqué de nous en terme de quantité : 1200 pages, un parpaing (les deux tomes) de 1651 grammes !


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Quid de la qualité ? Dès la première page, on reconnaît le talent de conteur de Stephen King, une galerie de personnages fournie, un décor minutieusement planté (petite ville du Maine, pas bien loin de Castle Rock), une ambiance rapidement posée sous forme de huis clos à l'américaine. Dôme est avant tout une histoire née de l'imagination fertile d'un maître en la matière. D'aucuns parleront d'une allégorie sur la nature humaine, la société de consommation... le Dôme symbole d'une loupe géante sur nous-mêmes, pourquoi pas ?


Hélas, le récit a beau nous embarquer au sein de cette petite ville sans histoire (en apparence) qui se retrouve d'un claquement de doigt recouverte d'un mystérieux dôme créant ainsi une frontière définitive avec le reste du monde, j'ai trouvé l'ensemble sans grand intérêt. Personnages sans reliefs et trop manichéens, situations aberrantes, multiplication de meurtres et suicides en tous genres avec foultitude de détails sordides, incohérences à gogo, dénouement abracadabrantesque. Ce qui fait le charme légendaire de King manque cruellement dans ce roman, les émotions brutes font défaut, on ne ressent que très peu d'empathie pour les personnages, même les chiens, c'est dire...


Restent l'imagination et le délire du maître, incontestables.


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Conclusion : Un bon moment de divertissement, sans plus. Ma note : 14/20.


Pour en savoir plus :

Paru chez Albin Michel / mars 2011

Tome 1 : 630 pages

Tome 2 : 564 pages