Ne pas se fier à la première impression due au titre, que je trouve pas terrible « Psychopompe », ça lie les mots « psycho » (on comprend l'idée), et « pompe » (chaussure, shadoks, pipe line, pffff, je sèche), qu'est ce que ça peut bien vouloir dire ?! Car la réalité est que sous ce titre abscons et qui sonne mal (je le trouve même laid à prononcer ce titre, Psychopompe), ce thriller est une vraie pépite !


La quatrième de couverture ne rend pas non plus justice à ce récit car elle est trop étriquée et n'aborde pas l'essentiel : une forêt d'Afrique mystérieuse où se pratiquent d'étranges rituels mystiques proches du Vaudou, des personnages intrigants, et à la clef une découverte proprement hallucinante qui mêle recherche scientifique et coutumes ancestrales à la frontière du surnaturel !


L'histoire en elle-même est très bien construite, on découvre en parallèle deux histoires à des époques différentes, celle du passé retentissant sur celle d'aujourd'hui. Dans le présent, on rencontre les protagonistes principaux, Alice Jourdan, jeune veuve qui a du mal à se remettre de la mort de son mari, d'autant plus qu'elle a découvert des zones d'ombre dans le passé de celui-ci après son décès. Victor Bellanger, ancien flic de l'Anti-gang, récemment « tranféré » du prestigieux 36 Quai des Orfèvres vers la paisible ville d'Alfortville, forme de placardisation déguisée pour se débarrasser officieusement de ce héros trop franc-tireur. La rencontre entre ces deux écorchés vifs va donner vie à une histoire palpitante, très originale, faite d'une série d'événements déments et de découvertes stupéfiantes... sur la mort.


Conclusion : Très riche en rebondissements, ce thriller d'aventure nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. Un premier ouvrage d'une maîtrise déconcertante. Ma note : 18/20.


Pour en savoir plus :

Éditions Les Nouveaux Auteurs / Mars 2011

562 pages

Site de l’auteur : Dominique Maisons