Libby Day n'est pas une jeune femme bien sa peau. Paumée, dépressive, incapable de s'assumer financièrement, elle vit depuis 30 ans sur le placement des dons qu'elle a reçu après le drame. Il faut dire que sa vie a plutôt mal commencé puisqu'elle a assisté au meurtre de sa mère et de ses deux soeurs par son propre frère et ce, quand elle n'avait que 7 ans. Elle a d'ailleurs échapper de peu au massacre en sautant par une fenêtre et en se cachant toute la nuit dehors.


Une expérience si traumatisante qu'elle n'est plus qu'une âme errante, sans réel but dans la vie, sans envie, dépressive. C'est l'épuisement de ses ressources financières qui va pourtant la contraindre à sortir de sa léthargie, le seul moyen qu'elle ait trouvé pour se faire de l'argent rapidement étant de participer à une réunion organisée par un Club un peu spécial. Un Kill Club. Un lieu où se rassemblent des personnes fascinées par le crime et qui s'adonnent à leur passion pour tenter de dénouer des affaires encore empreintes de mystère, malgré le procès. C'est le cas de l'affaire Day, qui passionne les membres du Club, persuadés que Ben Day n'a pas tué sa famille et qu'il croupit en prison depuis 25 ans uniquement sur la foi du témoignage de sa petite soeur Libby, âgée 7 ans à l'époque des faits.


Aujourd'hui Libby ne sait plus ce qu'elle doit croire, elle-même n'a jamais douté de la culpabilité de son frère. Pourtant, en y repensant elle n'est plus très sure de ce qui s'est réellement passé ce jour-là. Et devant l'insistance du Club, et d'une rémunération attrayante, elle va accepter de mener l'enquête. Une enquête qui va replonger la jeune femme 25 ans en arrière, entre cartons remplis de vieux souvenirs et rencontres avec les acteurs de l'époque. La jeune orpheline, dans ses recherches pour faire la lumière sur ce jour tragique, risque bien de se retrouver face à face avec le vrai meurtrier, celui qui à l'époque n'avait pas terminé le travail...


Conclusion : Un polar noir sur les traces d'un meurtrier dont l'enquête est menée par la seule rescapée du drame, victime ô combien lymphatique mais quand même assez débrouillarde. Une idée originale, portée par un style incisif et les différents points de vue des protagonistes aux deux époques. Ma note : 15/20.


Pour en savoir plus :

Livre de poche / Mars 2011

510 pages