Avis aux amateurs de thrillers palpitants, celui-ci allie avec virtuosité le récit terrifiant d'un harcèlement poussé à l'extrême avec le style toujours aussi maîtrisé de John Katzenbach. Passé maître dans l'art de raconter des histoires de fous, cet auteur américain que l'on aimerait plus prolifique nous procure encore bien des frissons avec son personnage de harceleur professionnel nommé Michael O'Connell.


Tout commence par une situation banale : une jeune femme brillante qui poursuit des études d'art, termine une soirée bien arrosée dans les bras d'un jeune homme séduisant. Une aventure d'un soir pour Ashley Freeman, qui préfère ne pas donner suite. Hélas pour elle, le jeune homme ne l'entend pas ainsi et avoue son amour le plus fervent à la jeune femme abasourdie. Au début agacée, elle prend conscience de la folie de son prétendant quand sa vie et celle de ses proches vont devenir un véritable enfer.


Menaces directes, comptes trafiqués, rumeurs ignobles, accusations détournées, chien assassiné, Michael O'Connell prend du plaisir à détruire la vie de ceux qui tentent d'éloigner Ashley de lui. En réaction à cette « passion destructrice », le père d'Ashley, son ex-femme et sa compagne vont s'organiser pour lutter contre cet homme possessif devenu leur ennemi. Pour eux désormais, l'expression : « la meilleure défense c'est l'attaque » prend tout son sens.


Conclusion : Un rythme effréné pour ce thriller qui met en scène un véritable professionnel du harcèlement. Ma note : 16/20.


Pour en savoir plus :

Paru chez Pocket / Mars 2010

727 pages