Jolie découverte avec ce roman plébiscité par Gérard Collard qui l’a qualifié de « meilleur roman français de l’année », même si je reste moins enthousiaste que le libraire à la célèbre houppette. Après tant d’éloges, je m’attendais à quelque chose de vraiment original, et j’ai été un peu déçue. Malgré tout, ce roman reste une histoire bien construite, avec une mécanique bien huilée (parfois trop) qui se base sur le journal du détective privé, relatant son enquête sur les 18 années qui ont suivi la découverte du bébé rescapé du crash.


Qui est-elle ? S’agit-t-il de Lyse Rose, petit fille des Carville, riche famille d’industriels ou bien d'Emilie, une Vitral, famille modeste de Normandie ? L’accident survenant dans les années 80, les analyses ADN n’existent pas encore et ne peuvent donc pas trancher de manière formelle. Reste cette effarante énigme pour découvrir l'identité véritable de cette petite survivante : si elle possède les yeux bleus des Vitral, ses vêtements restent typiques d’Istanbul où vivaient les Carville. Parmi les témoins ayant connu les bébés, très peu reconnaissent le nourrisson formellement, d'autres tels que Malvina fillette de 6 ans, et sœur de Lyse–Rose, restent convaincus qu’il s’agit bien d’une Carville. Ainsi chaque élément débouche sur une piste différente et ces indices tout aussi nombreux penchent tantôt d’un côté tantôt de l’autre.


Aujourd’hui la jeune Lylie (la contraction de Lyse-Rose et Emilie) a 18 ans, et après lecture du journal des investigations du privé, pense avoir enfin compris qui elle est. Mais cette vérité comprise après 18 années d’incertitudes est pour elle une issue insupportable, une véritable tragédie qui la contraint à tuer quelqu'un. De son côté, le jeune Marc, épris de la jeune fille et dont les sentiments l'ont depuis longtemps convaincu qu'elle ne pouvait pas être sa sœur, tente à l'aide du même journal de bord du détective, de mettre au jour la douloureuse vérité. Arrivera-t-il à temps afin d'empêcher Lylie de commettre un geste irréparable ?


Conclusion : Un polar qui pêche parfois dans le suivi des différentes pistes et le déroulement des faits un peu mécaniques, la caricature de certains personnages (Malvina notamment), et le dénouement un peu trop évident à mon goût, mais qui reste un roman bien huilé dont l’intrigue de début, très captivante, reste le meilleur atout. Ma note : 15/20.


Pour en savoir plus :

Presses de la Cité / Janvier 2012

533 pages

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L’avis dithyrambique de Gérard Collard

Site de Michel Bussi