Décidément je crois que je vais me fâcher avec les Editions Persée car c’est le second livre que je lis en partenariat avec eux et dont je trouve la lecture interminable. Une lecture pénible au point d’avoir décidé de ne pas pousser ma lecture jusqu’à la fin (ceux qui me suivent s’en étonneront, car j’ai habituellement la manie de terminer un livre que je commence, mais là trop c’est trop) aussi ma chronique ne reflète-t-elle qu’une opinion biaisée, basée sur une lecture partielle. Je m’en remets à l’avis d’autres lecteurs / blogueurs qui auront eu la patience de terminer cet ouvrage.


Quand j’ouvre un roman, j’en attends beaucoup de choses mais le plus souvent de découvrir une histoire, rencontrer de nouveaux personnages, goûter au style d’un auteur… Dans ce roman, j’ai trouvé le style inexistant, les personnages trop embourgeoisés, trop lisses, un suspense qui sonne faux, des scènes de tortures qui tombent comme un cheveu sur la soupe, des clichés en tout genre, une construction linéaire, une intrigue qui cherche à ressembler à un thriller politique futuriste mais qui ne parvient qu’à en être le simulacre. D’un côté, les vilains occidentaux épris de pouvoir et d’argent, de l’autre, les vilains chinois qui kidnappent et torturent ces éminents hommes d’affaire sous couvert de revendications politiques vaseuses, et au milieu, le valeureux avocat français, digne représentant d’une caste aisée, mais féru de causes perdues d’avance (d’où le titre) où il s’octroie le meilleur rôle : l’esprit ouvert, le courage, l’abnégation (comprendre préjugés divers, muflerie et savante auto-promotion).


Ponctué de phrases toutes faites et de dialogues simplistes le plus souvent par des protagonistes geignards et courroucés (diantre, mon dieu !), ce polar brille par son aspect caricatural. Amateur de digressions en tout genre, l’auteur nous détaille par le menu à chaque apparition d’un nouveau personnage, son portrait, celui de son épouse, le milieu dont il est issu, le paysage qui l’entoure… Que de longueurs ! Quand le roman dérive dans les rêveries diverses et variées du narrateur, puis fait un arrêt sur image sur sa passion pour le mobilier d’art (on a l’impression de lire un cours sur le sujet), on est en droit de s’interroger : mais où veut-il en venir ? Par cette accumulation de digressions, on dirait que l'auteur veut prouver qu'il a fait un grand travail de recherche pour rédiger ses descriptions, mais au lieu de susciter l'intérêt, le résultat est a contrario très ennuyeux. Pourquoi vouloir toujours trop en dire et s'éloigner de son sujet ? Ces escapades narratives que l'auteur pense être enrichissantes à l'histoire, ne font que la diluer et la rendre encore plus insipide. Et que dire des innombrables coquilles qui ponctuent le roman : fautes d’orthographe, ponctuation placée en dépit du bon sens, tournures de phrase aberrantes ?


Conclusion : Roman lourd et laborieux que je déconseille.


Pour en savoir plus :

Paru chez Persée / Mars 2012

420 pages

Un petit mot de remerciement à Pauline pour l’envoi de cet ouvrage.